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Solidarités International : l’ONG humanitaire de l’eau au cœur des crises

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Solidarités International est une association humanitaire française créée en 1980 et basée à Clichy (Hauts-de-Seine). Laïque et indépendante, elle vient en aide aux populations frappées par les guerres, les épidémies et les catastrophes naturelles. Sa spécialité : l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, complété par l’aide alimentaire et les abris. On peut la soutenir par un don, par un engagement militant ou en postulant à l’un de ses postes.

Quand on tape « solidarités international » dans un moteur de recherche, on veut presque toujours savoir qui se cache derrière ce nom. On le croise dans les campagnes d’appel aux dons, dans les offres d’emploi humanitaires et dans les reportages tournés dans les camps de déplacés. En bref, il s’agit d’une ONG d’urgence qui apporte une aide vitale là où les conflits et les désastres ont tout désorganisé. Sa signature tient en trois mots : eau, hygiène, assainissement. Vous trouverez ici son histoire, ses métiers, ses terrains, son modèle de financement et les façons concrètes de s’y associer, avec quelques repères pour s’engager en connaissance de cause.

Solidarités International, une ONG humanitaire engagée depuis 1980

L’organisation naît en 1980, peu après l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Autour d’Alain Boinet, un petit groupe de jeunes Français décide de porter secours aux civils afghans, coupés du monde et privés d’assistance. Ces premières missions, montées avec des moyens très modestes, posent déjà les bases de l’identité de l’association : se rendre au plus près des personnes touchées, même dans des zones difficiles d’accès.

Au fil des décennies, l’activité s’étend à d’autres crises : les Balkans dans les années 1990, puis l’Afrique des Grands Lacs, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Amérique latine. La structure se professionnalise, adopte le nom de Solidarités International et installe son siège en région parisienne, à Clichy. Elle reste une association de loi 1901, non gouvernementale, sans appartenance religieuse ni politique.

Son action repose sur les principes classiques de l’humanitaire : humanité, impartialité, neutralité et indépendance. Concrètement, l’aide est attribuée selon les besoins, sans distinction d’origine, de religion ou de camp. L’association met d’ailleurs en avant une formule qui résume sa philosophie : la première réponse à la souffrance humaine doit être la solidarité.

Eau, hygiène, assainissement : le cœur de métier de l’association

Dans un camp de réfugiés ou un quartier ravagé par un séisme, la soif tue vite, mais l’eau contaminée tue aussi. Choléra, diarrhées sévères, maladies de peau : les épidémies se propagent dès que les latrines manquent et que les points d’eau ne sont plus sûrs. C’est précisément sur ce terrain que Solidarités International a bâti sa réputation, au point d’être souvent citée parmi les références françaises du secteur dit « WASH » (water, sanitation and hygiene).

Accès à l’eau potable pour les déplacés et les villages hôtes

Les équipes réparent des forages, installent des réservoirs et des réseaux de distribution, organisent du transport d’eau par camion quand rien d’autre n’est possible, puis traitent et contrôlent la qualité de l’eau. Une attention particulière va aux communautés qui accueillent des familles déplacées : leurs infrastructures, conçues pour quelques centaines d’habitants, doivent soudain en servir plusieurs milliers.

Latrines, hygiène et prévention des épidémies

Construire des latrines et des douches, gérer les déchets, distribuer du savon et des kits d’hygiène, former des relais communautaires : ce travail moins visible pèse lourd dans la prévention des maladies. Lors d’une flambée de choléra, l’association peut aussi désinfecter des foyers et des points d’eau autour des cas déclarés pour casser la chaîne de transmission.

Sécurité alimentaire, abris et aide monétaire

L’eau ne suffit pas toujours. Selon les contextes, l’ONG distribue des vivres ou des bons d’achat, soutient la relance de l’agriculture et de l’élevage, fournit des abris d’urgence et des biens essentiels (bâches, couvertures, ustensiles). L’aide en espèces a pris une place croissante : elle laisse aux familles le choix de leurs priorités et fait vivre les marchés locaux.

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Terrains de conflits et de catastrophes naturelles : où intervient Solidarités International ?

L’association indique intervenir dans plus d’une vingtaine de pays, avec une majorité de salariés recrutés localement. La carte évolue en fonction des crises, des financements et des conditions de sécurité. Le tableau ci-dessous donne une lecture par type de situation plutôt qu’une liste figée.

Type de crise Contextes régulièrement associés à l’ONG Réponse typique
Conflits armés et déplacements massifs République démocratique du Congo, Syrie, Yémen, Sahel, Ukraine Eau d’urgence, latrines, abris, distributions
Catastrophes naturelles Séismes, cyclones, inondations (Haïti, nord-ouest syrien, Asie du Sud) Évaluation rapide, eau potable, kits d’hygiène, aide monétaire
Épidémies liées à l’eau Foyers de choléra en Afrique centrale, en Haïti ou au Moyen-Orient Chloration, désinfection, sensibilisation
Crises prolongées Afghanistan, camps rohingyas du Bangladesh Réseaux d’eau durables, sécurité alimentaire, moyens d’existence

Ces exemples sont donnés à titre indicatif : pour connaître les pays couverts à une date précise, le rapport annuel et les pages pays publiés par l’association restent la source la plus fiable.

Financement de l’ONG humanitaire : d’où vient l’argent ?

Comme la plupart des grandes ONG d’urgence, Solidarités International repose sur un modèle mixte. La part la plus importante du budget provient généralement de bailleurs institutionnels : service d’aide humanitaire de la Commission européenne, agences des Nations unies, État français via son Centre de crise et de soutien, autres gouvernements. Ces fonds sont le plus souvent attachés à un programme précis, dans un pays donné, avec des comptes rendus exigeants.

Les dons des particuliers, des entreprises et des fondations représentent une part plus réduite, mais stratégique. Non affectés, ils permettent de lancer une intervention avant l’arrivée des financements officiels, d’évaluer une crise oubliée ou de maintenir une équipe quand un bailleur se retire. C’est pour cette raison que les ONG insistent tant sur le don régulier : il donne de la visibilité et de la réactivité.

Avant de donner, le réflexe utile consiste à consulter le rapport annuel et les comptes certifiés par un commissaire aux comptes. On y lit la part des ressources consacrée aux missions sociales, les frais de collecte et de fonctionnement, ainsi que la répartition géographique des dépenses.

Soutenir Solidarités International depuis la France

Il n’est pas nécessaire de partir sur le terrain pour être utile. Plusieurs formes d’engagement coexistent, selon le temps et les compétences de chacun :

  • Le don ponctuel ou mensuel, en ligne ou par courrier, éventuellement complété par un legs ou une assurance-vie.
  • La collecte solidaire lors d’un défi sportif, d’un anniversaire ou d’un événement d’entreprise.
  • Le relais du plaidoyer : l’association publie notamment un baromètre consacré à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, utile pour sensibiliser son entourage ou ses élus.
  • La carrière humanitaire : postes terrain (ingénieurs eau et assainissement, logisticiens, coordinateurs, responsables financiers) et fonctions au siège (ressources humaines, communication, collecte), sans oublier les stages.

Sur le plan fiscal, les dons à un organisme d’intérêt général ouvrent en principe droit à une réduction d’impôt sur le revenu pour les particuliers. Le taux et les plafonds dépendent du statut de l’organisme et de la loi de finances en vigueur : le reçu fiscal délivré après le don, ainsi que les informations officielles de l’administration, permettent de vérifier sa situation personnelle.

Pour celles et ceux qui souhaitent financer leur engagement grâce à une activité compatible avec la mobilité, notre dossier sur la Solidarité internationale et le travail à distance explore des pistes réalistes.

Solidarités International parmi les autres acteurs humanitaires français

Le paysage français compte de nombreuses organisations, et il est facile de les confondre. Pour situer chacune, il vaut mieux revenir à ce qu’est une Association humanitaire et aux grandes familles qui la composent : urgence, développement, santé, défense des droits ou action sociale.

La comparaison la plus naturelle se fait avec Action contre la Faim, autre ONG d’urgence née au début des années 1980, dont le mandat est centré sur la nutrition et la lutte contre la sous-alimentation, avec elle aussi un volet eau important. Les deux structures se retrouvent souvent sur les mêmes crises, en coordination au sein des dispositifs humanitaires internationaux.

Le Secours Islamique France présente un profil différent : une ONG d’inspiration confessionnelle qui mêle urgence, développement et action sociale en France. Solidarités International, elle, revendique une identité strictement laïque et se concentre sur l’international.

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Enfin, Emmaüs Solidarité agit sur un tout autre terrain : l’hébergement et l’accompagnement des personnes sans abri, principalement à Paris et en Île-de-France. Pour un bénévole qui veut s’impliquer près de chez lui, ce type de structure offre des missions de proximité que les ONG d’urgence internationales ne proposent guère.

S’engager auprès d’une ONG d’urgence : les confusions à éviter

Quelques malentendus reviennent souvent chez les donateurs et les candidats. Les connaître évite les déceptions.

  • Confondre le nom et la cause. La « solidarité internationale » désigne l’ensemble des actions de coopération entre peuples ; Solidarités International est une organisation précise, avec un S final et une majuscule.
  • Imaginer un départ bénévole sur le terrain. Les missions en zone de crise exigent des compétences techniques et une expérience préalable. Elles sont salariées et confiées en priorité à des professionnels, souvent recrutés dans le pays.
  • Envoyer des vêtements ou des objets. En urgence, les dons en nature coûtent cher à acheminer et ne correspondent pas toujours aux besoins. Le don financier reste le plus efficace.
  • Se fier à n’importe quel collecteur. Dans la rue ou au téléphone, un recruteur légitime porte un badge et ne demande jamais d’espèces. En cas de doute, mieux vaut donner directement sur le site officiel.
  • Juger une ONG sur un seul chiffre. Des frais de structure un peu plus élevés peuvent refléter des contextes très coûteux en sécurité et en logistique. Le rapport d’activité éclaire mieux que le seul ratio.

Plus de quarante ans après ses premières missions afghanes, l’association reste fidèle à une idée simple : rendre l’eau, la dignité et un minimum de sécurité aux personnes que la guerre ou la nature ont tout fait perdre. La soutenir, c’est d’abord comprendre ce modèle exigeant, puis choisir la forme d’engagement qui vous ressemble.

Solidarités International est-elle liée à une religion ou à un parti ?

Non. L’association se présente comme laïque, apolitique et indépendante. Elle aide les populations selon leurs besoins, sans distinction d’origine, de croyance ou d’appartenance.

Pourquoi l’accès à l’eau est-il la priorité de cette ONG ?

Parce qu’en situation de crise, l’eau insalubre et le manque d’assainissement provoquent des épidémies meurtrières, comme le choléra. Rétablir l’eau potable et l’hygiène protège rapidement un grand nombre de personnes.

Un don à Solidarités International est-il déductible des impôts ?

Les dons aux organismes d’intérêt général ouvrent en principe droit à une réduction d’impôt. Le taux applicable figure sur le reçu fiscal : en cas de doute, il convient de vérifier auprès de l’administration fiscale.

Peut-on travailler chez Solidarités International sans expérience humanitaire ?

C’est possible pour certains stages ou postes au siège. Les missions terrain demandent en revanche une formation technique (eau, logistique, gestion) et, le plus souvent, une première expérience en contexte difficile.

Où se trouve le siège de Solidarités International ?

Le siège français est installé à Clichy, dans les Hauts-de-Seine. Il pilote les programmes menés dans plus d’une vingtaine de pays, où travaillent surtout des équipes recrutées localement.

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